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L’occitan dans les manuscrits aquitains

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Quelle langue, quels dialectes ?

Une scripta pour l’intercompréhension

Le gascon, langue majoritaire des manuscrits aquitains est le plus fortement typé de tous les dialectes occitans. C’est pour cela que les documents les plus anciens écrits dans les régions relevant de ce dialecte sont rédigés ou transcrits du latin dans un gascon « adapté », à l’instar des textes littéraires.

Ainsi, il n'y aurait pas de document ancien réellement rédigé en gascon. Ces documents, très nombreux à partir du XIIe siècle, sont écrits à partir de la langue de Toulouse (le languedocien), principal foyer de rayonnement linguistique au XIe siècle ; ils demeurent gascons - certes - mais apparaissent dans une langue aménagée, débarrassée de toute tournure ou trait phonétique trop singulier. Pendant toute la grande période d’efflorescence de la langue littéraire (XIIe-XIIIe s.), aucun troubadour gascon n'écrit dans sa langue naturelle, mais dans une koinè recevable partout, celle-là même que l’on retrouve dans une scripta administrative spécifique où l'attraction vers l'occitan central est bien souvent manifeste.

Quelles sont donc les caractéristiques de ce gascon écrit dans six des sept textes médiévaux aquitains ? Qu’en est-il du languedocien des Coutumes d’Agen ?
Le manuscrit des Coutumes d’Agen (3e quart du XIIIe siècle) est un livre juratoire ; il sert de support aux consuls et aux personnes importantes en visite dans l’Agenais afin qu'ils prêtent serment de fidélité à la commune et à ses représentants. Il est rédigé en ancien occitan, la langue transmise par les écrits à partir du XIe siècle jusqu’au tout début du XVIe siècle. Comme les autres manuscrits présentés ici - à l’exception du cartulaire d’Oloron, plus tardif - il présente une langue archaïque encore très imprégnée de ses origines latines. Le dialecte employé est le languedocien de l’Agenais, qui se situe à la limite entre parlers languedociens et gascons, dans la plaine de Garonne où se trouvent des villes importantes, lieux de foires et de marchés et où la conversation interdialectale assurait l’intercompréhension.

Ainsi, à titre d’exemple, trouve-t-on, dans la première phrase du 22e chapitre :
  • La marque ancienne du cas-sujet, s ou z : Totz ciutadas e tots borzes d'Agen … 
  • Un vocabulaire archaïque dans l’emploi du mot molher, directement dérivé du latin muliere(m), « épouse », ou dans celui de maio, « maison » : pot dezemparar sa molher, o son filli /, o home, o femna que tenga en sa maio ni a sa soudada, e son home, e son serp de tôt forfagh … 
  • Des formes verbales présentant, dans un temps composé (plus-que-parfait), l’inversion du verbe principal et de son auxiliaire : que fach agues,/
  • Des éléments qui assurent l’origine géographique dans l’aire languedocienne comme la conservation du l antéconsonantique (pronoms personnels, articles, démonstratifs) ou la réalisation chuintée du -t final issu du groupe [ct] latin : senes que, despois que l'aura dezemparat, el ni sas cauzas no son tengutz de re al senhor ni ad autrui si pero no l'emparava ; e si hom o femna se clamava al senhor de molher,o de filh, o de sirvent, o de sirventa d'alcu ciutada o borzes d'Agen, aquel ciutada o borzes non enqueregut, aquel qui clamats s'en séria, lo deu gilar de la ma del senhor tant quant drech no voira far devant lo coselh d'Agen
Avec le recueil des privilèges de l’Entre-deux-Mers (XIVe siècle), on aborde une région située aux confins des parlers languedociens du Périgord et de l’Agenais. Il s’agit d’une transcription de textes latins rédigée dans une langue, certes quelque peu archaïque où l’on retrouve, entre autres, l’emploi du cas-sujet mais dans laquelle apparaissent des formes verbales caractéristiques du Bordelais, présentes encore dans les textes de Mèste Verdièr (1779-1825). Bien plus proche de nous, elle se lit facilement et la frontière entre langue ancienne et langue moderne devient parfois très floue. On est loin de la scripta du document agenais.
Le roi s’y adresse à ses hommes libres de l’Entre-dos-Mars (il faut entendre ici « l’entre deux fleuves, Garonne et Dordogne »), ses prodomes. Le transcripteur se fait l’écho des volontés du monarque dans une écriture qu’il ne semble pas avoir de difficulté à adapter, tant sont proches le latin médiéval et la langue romane qui s’en dégage. En voici la preuve, dans un extrait où le copiste jongle entre gascon et languedocien, sans que le lecteur moderne ne soit vraiment déconcerté :

Johan, per la gracia de Diu, rey d’Angleterre…a totz li baillius et fidels sonx, salut.

Sapiat que nos avem autreyat a nostres prodomes de la terra que es apelada de Entre-dos-Mars que etz ayan totas las libertatz et liberaus costumas lasquaus aguoren en lo temps de Henric, nostre payre, et Richard, rey, nostre frayre. Et volem que tots los homes qui aguoren terras en la sobredeyta terra et leschen aqueras qui enqueres son tant pres de las lors terras que pusquam retornar ad aqueras…E per so nos mandam a vos autres que faciats questas causas esser observadas fermament. E en testimoniasge d’asso, d’aqui empres, nos avem feyt far questas presentz letras.

A Sent Melion. Jo medeys testimoni, lo XVI jorn del mes de april, lo XVI an de nostre regne.

On a bien affaire ici à un texte relativement « moderne » dans la syntaxe, facile d’accès : globalement gascon par le lexique, la morphologie verbale et la phonétique (adjectif démonstratif féminin aquera, par exemple) mais faisant de nombreuses concessions au languedocien dans la conservation du f- initial (frayre, faciats, feyt, far), le traitement du groupe prépositionnel de lo en del et, par exemple, l’alternance des formes apelada (languedocienne) ou aperada (gasconne), présente dans d’autres actes et placées devant un toponyme.

Ces interférences entre gascon et languedocien se retrouvent dans une formule, d’ailleurs amusante, qui vient à la suite d’une longue énumération de patronymes que le scribe veut, à l’évidence, abréger : …los quaus (gascon) serian (languedocien) lonc de contar.
On les rencontre par ailleurs dans la confrontation de formes verbales bordelaises typées (nos venguorem en Guasconha, nos receborem mandament) avec des formules bâtardes où se mêlent aléatoirement des formes issues des deux aires linguistiques (dels dreytz deu rey) ou (…et aquetz qui tenen allodi del senhor rey…).

C’est enfin un texte très intéressant sur le plan lexical, par sa précision, comme le suggère, parmi une foule d’exemples, la déclinaison de termes liés au bois, seube (sèuva), bosc (bòsc), leynha (lenha), busqua (busca), « forêt », « bois », « bois de chauffage et « menu bois » ; comme l’atteste également la formule lo pople qui fo de Israël, o Israelitenc, dans laquelle le scribe pense nécessaire de doubler une mention, pourtant sans aucune ambiguïté, par une tournure plus « occitane » consistant à utiliser le suffixe ethnique -enc, issu d’un prélatin -inco croisé avec le germanique -ing.
Contemporain du recueil des privilèges de l’Entre-deux-Mers, le recueil de pièces relatives aux possessions de la famille Ayquem (1325) à Caudrot et Saint-Macaire, offre à peu près les mêmes caractéristiques linguistiques. C’est un texte plus confidentiel. Annonçant la configuration du livre terrier, ce modèle de charte commence par la formule invariable Conoguda causa sia, « que la chose soit connue », et conclut l’acte en passant au latin quand il s’agit de situer chronologiquement l’écrit, carta actum presente die et anno quibcum regnando Eduardo rege anglie duce Aquitanie Arnaldo burdeguale archiepiscopo, puis revient au gascon pour nommer les auteurs et commanditaires de la charte, testimonies son […] peys de pareyrol Aymar Pelegrin [ ] Vidal carpentei e jo Ramon de Sent Pey notari public e [ ] de S. Mayne qui a la[ ]tancia e requesta deldeit en Gassies Ayquem aquesta presenta carta [ ] e escrivery.

La conservation du l- antéconsonantique et du f- initial rapproche, ici aussi, de la langue « normée » de Toulouse un écrit qui se termine cependant par un parfait, escrivery, caractéristique des parlers du Bazadais et de la Grande-Lande.
Rédigée au milieu du XVe siècle (le 26 décembre 1446 précisément), cette reconnaissance faite à la noble Dame Blanque de Podensac, dame de la Mota de Marsac, par des habitants du Médoc notamment, rend compte d’une langue beaucoup plus familière ; le gascon s’y affiche ici sans complexe, arborant - au contraire des documents précédents - tous les traits phonétiques qui en font son originalité.

Le pronom personnel masculin, issu du latin ille, eth est bien présent, en lieu et place du languedocien el (…ed e tots sons hers…), alors que, un peu plus loin, apparaît la forme féminine de ce pronom, era, issu du latin illa, suivie d’un mot présentant un a- prothétique très caractéristique du gascon central (…totas aqueras quinze arreguas…). Le l- antéconsonantique se vocalise par ailleurs (…lasquaus son en lad. parropia de Saussan au loc apperat a Lestapa…).

Ici, on est « entre soi ». Ce document s’adresse à des individus relevant des coutumes de Bordeaux (segon los fors e las costumas de Bordales), dans un secteur relativement homogène sur le plan linguistique. Court, simple, abondant en toponymes et patronymes, ce type de document ne nécessite pas d’adaptation particulière puisqu’il concerne un domaine confidentiel, celui des reconnaissances de fiefs ; par sa nature, il est donc, de toute façon, accessible à tous et la langue qui le porte correspond au terroir qui le concerne.
Le cartulaire de la ville de Libourne (1479), est un autre document précieux pour la connaissance de la langue ; ici, le gascon, majoritaire encore, le dispute parfois au latin et au français. Y sont rassemblés des textes qui ont trait à la ville, divers serments et chartes postérieures à la fondation de la bastide par Roger de Leyburn, en 1270 ; autant de documents rédigés dans la langue d’une communauté qui entend invoquer ses droits si nécessaire et bien en saisir la teneur dans des écrits pérennes.

Le texte concernant le péage de Fronsac et de Vayres (F° 153v-154) en est un bel exemple : pittoresque dans son énoncé, évoquant un contexte tellement déconnecté du monde actuel, il constitue une source d’informations remarquable pour l’historien mais aussi pour le linguiste qui y relève une terminologie très riche, précise, dans une langue - le gascon du Libournais - qui reste ouverte, mâtinée de traits phonétiques languedociens ; une langue qui véhicule un règlement qui s’adresse à des marchands originaires de la rive droite ou de la rive gauche de la Dordogne, partagés entre gascon, languedocien et limousin.
À côté du gascon beysset (vaisseth, du latin de basse époque vascellum, « vaisseau »), avec traitement du -ll > -th, qui donne régulièrement vaissèl en languedocien, on relève castel (du latin castellum) qui donne très logiquement, selon les mêmes règles phonétiques, castèth en gascon. De même, sal remplace le gascon sau, « sel », mais bedet (vedèth, du latin vitellum, « veau ») est employé en place du languedocien vedèl.

Asso son las causas de qué deu hom prendre péage al castel deffronsac et de Vayres, exceptat lo bin qui no pagua punt al castel de Vayres.
So es assaber, de tonet de bin qui devala per Dordonha, sino que sia de Sent-Melion, dos deners e mealha…Et si lo bin era deffronsades o de Guistres, o de Vayres, o de Borc, o de Blay, o de quelque part que sia de leyla eussa, pagua per tonet detz deneys.

Item si la baqua mena bedet de leyt, no pagua arres lo bedet

Ces quelques lignes illustrent non seulement les traitements phonétiques évoqués plus haut mais elles rappellent que les noms de rivière sont employés sans article, en Gascogne du moins et reproduisent fidèlement la forme locale de l’Isle, affluent de la rive droite de la Dordogne qui forme la « confluence » au-dessus de laquelle fut fondé Condat (du gaulois condate), aujourd’hui Libourne. Un texte administratif donc, mais qui « parle » à ceux qui s’y réfèrent, comme en témoigne la tournure très familière …no pagua arres lo bedet, « …il ne paye rien, le veau ». Bien loin du langage juridique…
Avec le cartulaire d’Oloron (1551), on passe à la partie méridionale de la Gascogne, au cœur du territoire béarnais dont la langue concentre tous les traits identitaires du gascon. Ce document, très riche, est écrit dans une langue relativement claire, qui se départit désormais des archaïsmes de l’ancien béarnais mais demeure très conventionnelle, administrative. On s’y adresse à un public bien précis, circonscrit géographiquement, sans employer pour autant d’hyperlocalismes. On n’y trouve, par exemple, aucune trace de l’article spécifiquement béarnais eth / era (du latin illum / illam), employé encore aujourd’hui au quotidien dans toute la vallée d’Aspe et jusqu’à Oloron. Comme dans les chartes de Laruns ou de Bielle, d’Arudy, de Baretous ou d’Aspe, on n’emploie que l’article lo / la et nulle part n’apparaît le h- initial issu d’un f latin étymologique.

Partout c’est, à peu de chose près, le même gascon béarnais et, à comparer par ailleurs les chartes de Pau ou d’Orthez avec celles d’Accous ou d’Arette, on ne peut percevoir les subtiles différences que révèle la langue parlée dans une même aire linguistique. Car, en Béarn, un dialecte littéraire s’est imposé très tôt, influençant les scribes chargés de la rédaction des documents officiels. Les premières pages du texte des privilèges accordés à Oloron le prouvent très rapidement.

Segle la taula deus privileiges conceditz et autreyatz aus manantz et habitantz de la ciutat doloron per los senhors de bearn antipassatz entro henryc per la gracie de diu Rey de nauarre senher souiran de bearn et per eg confirmatz…
…Priuileige concedit per lo Comte mossen en Rodger Bernard sus los peadges…
Priuileige deu comte gaston que no son tengutz prendre dierades deus deutes alor tengutz… (F° 2).
…Patente et priuileige de madame magdelene et frances phebus son filh comte de apexar en totz temps en lo boscq du bager…(F° 3)
C’est une langue un peu décalée au regard de la langue parlée à l’époque ; elle comporte un certain nombre de gallicismes et de formes languedociennes qui éludent le problème de la phonétique par trop particulière du gascon : on relève ainsi, entre autres, le verbe prendre, à la place du gascon préner, la préposition entro à la place de enter ; la conservation du f- initial ; marchandisses au lieu de mercaderia et madame à la place de Na, mais en concurrence avec l’équivalent masculin mossen en ; habitant au lieu de poblant ; apexar, « paître » (du latin ad + pascere), présenté comme un verbe du premier groupe à l’instar du languedocien apeissar, pour pèisher ; enfin et surtout, l’absence totale du que énonciatif marqueur du gascon. Un simple aperçu d’une scripta qui porte une langue souveraine mais qui tient à demeurer ouverte.
Dans l’étude comparée de ces sept manuscrits médiévaux occitans, la surprise vient peut-être de l’obituaire de Sainte-Croix de Bordeaux. Alors qu’on s’attendrait à une formulation très convenue, le texte passe, dès qu’il est rédigé dans la langue des Bordelais, à un style simple destiné surtout à ne laisser aucune ambiguïté dans la désignation des biens ou dans les clauses à respecter ; d’où les formulations récurrentes, quelque peu ennuyeuses pour le lecteur d’aujourd’hui mais essentielles pour ceux à qui elles s’adressent alors. Il en est ainsi des désignations des confronts et limites, sources d’éternels litiges.
per ayssi cum dura e ten de lonc de la terra de Arnaut de Hins de La Trena de l’un cap entro a la binha deudeyt en Martin deu Claus, de l’autre cap, ab lo camin comunau… Des limites matérialisées par des vignes, terres, chemins privés et communaux, pour une propriété de Arnaut de Hins dont le patronyme rappelle précisément une « limite » (gascon hins, du latin fines).

Notices

Ms AA01 Libourne : Lettrines simples
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