Manuscrits Médiévaux d’Aquitaine

http://manuscrits-drac.bnsa.aquitaine.fr/les-oeuvres-de-l-esprit/les-livres-religieux.aspx

Les œuvres de l'esprit / Les livres religieux

La Bible

Un livre sacré, le Livre

À l’époque romane, les livres saints constituent le cœur du travail des scriptoria. L’enseignement et la méditation, propres à la culture cléricale et monastique, reposent en effet sur l’étude de l’Ancien et du Nouveau Testaments. La Bible est ainsi le livre le plus copié en Occident, au cours du XIe siècle. Elle offre alors en général un grand format qui peut aller jusqu’à atteindre des dimensions monumentales ; ces formats imposants témoignent à la fois de son usage au sein du rituel liturgique et du statut particulier de ce livre, le Livre.
La Bible n’était donc pas, au Moyen Âge, un simple objet d’usage. La religion chrétienne étant une religion du livre, la société médiévale accordait une valeur particulière au livre religieux. Le premier d’entre eux par ordre d’importance, la Bible, le livre des livres, portait témoignage de la promesse du Salut et, en tant que tel était à la fois un objet usuel de la liturgie et un objet sacré participant de cette même liturgie. En d’autres termes, le christianisme ne faisait pas de différence entre la Bible support d’un message et le message qu’il transmettait, entre la forme et le fond : la Bible ne contenait pas seulement l’Evangile, elle était l’Evangile.
Une façon de saisir cette importance est d’observer l’iconographie du catalogue. Les représentations du Livre y sont nombreuses, dans les mains des Majestés divines ou dans celles des Evangélistes et des personnages de l’Ancien Testament, par exemple. Objet au caractère sacré, la Bible figure au sein des images sacrées. Il arrivait d’ailleurs qu’une Bible considérée comme ayant appartenu à un saint évangélisateur fut vénérée à la manière d’une relique, au même titre qu’une châsse, et exposée sur l’autel ou conservée dans un reliquaire.

Les Bibles romanes

Au XIIe siècle, l’ambition des enlumineurs était d’illustrer l’ensemble de la Bible qui, à l’époque, était souvent composée de plusieurs volumes. Cela est particulièrement vrai s’agissant des Bibles monumentales, au format surdimensionné. Ces Bibles géantes furent produites seulement au cours de l’époque romane et dans l’ensemble des grands centres de production de manuscrits en Occident. Les Bibles romanes contenues dans notre catalogue, parmi lesquelles celle de La Sauve-Majeure constitue un exemple remarquable, témoignent d’une autre particularité des Bibles romanes : l’art d’enluminer les initiales, une des plus intéressantes contributions des peintres à l’art de cette époque.


Les évangéliaires et autres textes

Un évangéliaire, comme son nom l’indique, contient des extraits des Evangiles. Ceux-ci y sont présentés selon l’ordre de l’année liturgique, à la suite de la table des canons, double page indiquant au lecteur les passages concordants dans les différents Evangiles. L’année liturgique, selon laquelle sont présentés les Evangiles, comprend quatre grands moments que sont l’Avent (célébrant la venue du Christ, des quatre semaines qui précèdent la Nativité à l’Epiphanie), le Cycle pascal, Carême, le Temps pascal (de la semaine sainte à Pentecôte) et deux périodes intermédiaires nommés Temps ordinaires.
Outre les Bibles monumentales, suivent en nombre, à l’époque romane, les écrits des Pères de l’Eglise (Augustin, Jérôme, Ambroise et Grégoire) et leurs commentaires et gloses provenant d’auteurs plus ou moins récents, piliers de toute bibliothèque monastique ou canoniale. La tradition des commentaires et des gloses gagne également les Evangiles et la Bible.
Enfin, outre ces références aux textes patristiques, les saints apparaissent dans les livres hagiographiques. Dédiés à la vie de tel ou tel saint local et majeur pour l’histoire d’une communauté religieuse (saint fondateur d’une abbaye, saint évêque), ils ancrent justement cette communauté dans l’histoire et légitiment son pouvoir à travers la mémoire de ses origines. Ces livres constituent de véritables placards publicitaires pour lesdites communautés, à l’heure même où se développement les pèlerinages et le culte des reliques. Avec le temps, d’autres types de récits apparaissent en complément de ces Vitae ; compositions nouvelles portant sur des saints anciens ou récents et compilations de récits hagiographiques, à l’instar de la Légende dorée de Jacques de Voragine au XIIIe siècle, selon leur nature, ces récits gagnent le monde laïc et ponctuent notamment les manuscrits de dévotion privée. Par ailleurs, certaines images faisant référence à un événement précis de la vie d’un saint historique ou légendaire sont devenues emblématiques (saint Michel terrassant le dragon, etc.) et ont été privilégiées pour exprimer une idée, pour illustrer un propos développé au fil d’un manuscrit.

Les Bibles gothiques

Avec le développement des écoles et des universités, les XIIe et XIIIe siècles virent apparaître une nouvelle pratique de la lecture des textes saints. Désormais, l’étude de la Bible et d’autres textes par les maîtres et leurs étudiants, impliquait la production de manuscrits d’étude, aux formats plus modestes. Aussi, les libraires se sont-ils attachés à produire en grandes quantités des Bibles de poche, plus économiques, plus maniables et facilement transportables. Les décors y sont réduits à leur plus simple expression ; par endroits, des lettrines simples ponctuent le récit présenté sur deux colonnes et dans une graphie serrée.
La Bible demeure, en revanche, peu présente dans les bibliothèques des laïcs qui ne fréquentent pas l’université. Certes, elles figurent parmi les ouvrages que les grands collectionneurs se doivent de posséder et sont alors richement ornées. Mais, la méconnaissance du latin, langue de la Bible, par une large part de l’aristocratie freine en partie cette diffusion.

Pour y remédier, à partir de la fin du XIIIe siècle, fleurissent des versions traduites de la Bible en langue vulgaire, à destination des lecteurs laïcs. Ces traductions sont complètes ou, plus fréquemment, concernent uniquement certaines parties de la Bible (psaumes, Evangiles, etc.). Ainsi se diffusent de nouveaux livres de dévotion destinés aux laïcs et dont le succès est confirmé par le nombre d’exemplaires de psautiers et de livres d’Heures encore conservés.

Notices

Biblia, cum S. Hieronymi prologis Bible avec prologue de saint Jérôme
Notice manuscrit
Evangelia Evangiles
Notice manuscrit
Biblia, cum S. Hieronymi prologis Bible de la Sauve-Majeure I
Notice manuscrit
Biblia, cum S. Hieronymi prologis Bible de la Sauve-Majeure II
Notice manuscrit
Enarrationes in Psalmos Commentaire sur les Psaumes
Notice manuscrit
Augustin (saint ; 0354-0430)
Expositio in Job Commentaire sur le Livre de Job
Notice manuscrit
Aquin, Thomas d' (saint; 1225?-1274) / Militona, Guillaume de (....-1260)
Expositiones in evangelia dominicalia Commentaire sur les Evangiles dominicaux
Notice manuscrit
Legenda aurea Légende dorée
Notice manuscrit
Voragine, Jacques de (1228?-1298)
Apocalypsis, fragment, cum commentario Fragment de l'Apocalypse commenté
Notice manuscrit
Ms 0100 Périgueux - F°38 L'évêque Saint Front et le dragon
Notice iconographique
Ms 0094 Bordeaux - F°26v : Annonciation
Notice iconographique
Ms 0008 Bordeaux - F°110 : Lettrine
Notice iconographique
Ms 0011 Bordeaux : F°3v et 4 : Tableaux des canons ou des concordances
Notice iconographique
Ms 0012 Bordeaux - F°22v : Lettrine
Notice iconographique
Ms 0024 Bordeaux - F°1r : Lettrines ; Saint Grégoire
Notice iconographique
Grégoire I (pape ; 0540?-0604)
Ms 0025 Bordeaux - F° 1r : Le pape, saint François et un religieux ; Décor ; Lettrine
Notice iconographique
Grégoire I (pape ; 0540?-0604)
Ms 0033 Bordeaux - F°112v et 113 : Lettrines
Notice iconographique
Ms 0037 Bordeaux - F°51v et 52 : Lettrine
Notice iconographique
Ms 0041 Bordeaux - F°1 : Lettrines
Notice iconographique
Ms 0042 Bordeaux - F°1 : Lettrine
Notice iconographique
Ms 0044 Bordeaux - F°1 : Lettrine et Décor de marge
Notice iconographique
Padoue, Albert de (12..-1323?)
Ms 0052 Bordeaux - F°1v et 2 : Lettrines
Notice iconographique
Ms 0092 Bordeaux - F°153v et 154 : Saint Michel terrassant le démon ; Lettrines ; Décor végétal
Notice iconographique
Ms 0271 Bordeaux - F°1 : Lettrine
Notice iconographique
Voragine, Jacques de (1228?-1298)
Ms 0272 Bordeaux - F°2v et 3 : Lettrines
Notice iconographique
Grégoire I (pape ; 0540?-0604)  / Saint-Victor, Hugues de (1096?-1141)
Ms 0988 Bordeaux - F°2v et 3 : Lettrine
Notice iconographique
Autpert, Ambroise (730?-784?)
Ms 0998 Bordeaux - F°3 : Lettrine
Notice iconographique
Ms 1855 Bordeaux - F°1 : Saint Thomas en direction de l'Inde ; Lettrine
Notice iconographique
Voragine, Jacques de (1228?-1298)
Ms 1859 Bordeaux - F°5 : Crucifixion
Notice iconographique
Ms 0509 Pau : Décor végétal
Notice iconographique
Ms 0001-1 Bordeaux - F°1v : Lettrine
Notice iconographique
Ms 0001-1 Bordeaux - F°4 : Lettrine
Notice iconographique
Ms 0001-1 Bordeaux - F°5 : Lettrine ; Samson ; David
Notice iconographique
Ms 0001-1 Bordeaux - F°110 : Lettrine
Notice iconographique
Ms 0001-2 Bordeaux - F°152 : Lettrines
Notice iconographique
Ms 0001-2 Bordeaux - F°190 : Lettrine
Notice iconographique
Ms 0001-2 Bordeaux - F°207 : Lettrine ; Chasseur
Notice iconographique
Ms 0001-2 Bordeaux - F°239v : Lettrine
Notice iconographique
Ms 0001-2 Bordeaux - F°242 : Lettrine
Notice iconographique
Ms 0001-2 Bordeaux - F°250 : Lettrine
Notice iconographique
Ms 0001-2 Bordeaux - F°260 : Saint Jérôme et un homme
Notice iconographique
Ms 0003 Bordeaux - F°183v : Esther couronnée ; Aman ; Miniature ornementale ; Décor végétal
Notice iconographique
Ms 0006 Bordeaux - F°1 : Lettrine
Notice iconographique
Ms 0171 Périgueux - F°1 : L'Annonciation
Notice iconographique
Marcadé 101 - Dormition et Couronnement de la Vierge
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 102 - Evêque du Mans, en prière devant le miracle de saint Nicolas
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 103 - Sainte Ursule
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 68 - Sainte assemblée
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 75 - Trinité
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 83 - Femme agenouillée devant saint François, saint Benoît et saint Pierre Célestin
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 81 - Sainte Anne, la Vierge et l'Enfant
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 88 - Pentecôte
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 94a - Sainte Elisabeth de Hongrie faisant l’aumône
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 97 - Sainte assemblée
Notice iconographique
Fonds Marcadé

Albums

ms0001-1_Bordeaux
ms0001-2_Bordeaux

De la liturgie à la dévotion privée

Introduction

Hormis dans les bibliothèques des grands collectionneurs et dans celles des laïcs qui fréquentent l’Université, les textes saints sont peu nombreux dans les mains des laïcs au début de l’époque gothique. La méconnaissance du latin, langue de la Bible, par une large part de l’aristocratie explique en partie cette faible diffusion.

Toutefois, au XIIe siècle et surtout à partir de la fin du XIIIe siècle, fleurissent des traductions partielles de la Bible en langue vulgaire, à destination des lecteurs laïcs. Ces versions présentent plus particulièrement certains livres de la Bible (Psaumes, Evangiles, etc.) et participent à rythmer la journée et l’année selon le temps de l’Eglise.

Ainsi, outre les nombreux livres liturgiques permettant aux communautés religieuses d’assurer l’office quotidiennement, se diffusent hors du cloître des livres de dévotion destinés aux laïcs (bréviaire, psautier et livre d’Heures). De petit format, maniables, transportables et richement illustrés, ils deviennent de véritables best-sellers, succès dont témoigne le nombre d’exemplaires encore conservés dans les collections publiques.


Le psautier

Le psautier, dont l’utilisation est définie dans les différentes règles monastiques, est le plus ancien livre liturgique de l’office. Détaché de la Bible, il se charge de nombreuses foncions. Il devient le manuscrit de prédilection du chantre, pour la direction du chœur des moines, et le livre fondamental du moine pour suivre la liturgie des heures (matines, laudes, prime, tierce, sexte, none, vêpres, complies). Il constitue aussi le support privilégié de l’apprentissage de la lecture.

Au XIIIe siècle, son évidente commodité favorise son exportation hors de l’enceinte monacale, pour gagner les bibliothèques laïques. Ici également, le psautier devient un livre de méditation et un livre d’apprentissage de la lecture, alors que grandit, dans les familles de la noblesse, un double engouement pour la lecture et pour la dévotion privée.

Le psautier est composite. Son agencement varie au cours des siècles, selon la liturgie en usage et selon les besoins de ses usagers. Ainsi, il ne cesse de se perfectionner depuis les Ve-VIe siècles. Fondamentalement, il s’agit d’un recueil de psaumes, textes poétiques religieux rassemblés dans l’Ancien Testament. Sur cette base, le psautier liturgique signale les sept subdivisions de la semaine et, pour chaque psaume, sa place dans l’office. Le livre se conclue systématiquement par des cantiques, le Te Deum, le Gloria et une litanie. D’autres textes et chants, par exemple un calendrier ou des hymnes pour les jours de la semaine, complètent cet ensemble selon les besoins particuliers. Au XIe siècle, la création du bréviaire vient compléter ce recueil.
L’illustration du psautier varie aussi selon les époques et ses usages. Une miniature pleine-page figurant David, peut débuter le manuscrit, mais, en général, l’essentiel des miniatures viennent mettre en image le texte, voire le développer, le commenter, dans des initiales. Plusieurs systèmes d’illustration sont employés, choisissant de mettre en image chaque psaume ou au contraire de se concentrer sur le premier ou les premiers psaumes de chaque groupe, lorsque le psautier est divisé en trois ou cinq groupes de psaumes. Enfin, les psautiers de dévotion privée offrent parfois la particularité d’être de très petites dimensions. Ici, l’illustration se résume souvent au décor ornemental et la représentation de David.


Le bréviaire

Le bréviaire apparaît tardivement, au XIe siècle. Il s’agit, avant tout, d’un recueil liturgique destiné aux moines, rassemblant l’ensemble des textes de l’office divin. On y trouve rassemblés les psaumes et les hymnes ainsi qu’un antiphonaire (recueil de chants sacrés), un collectaire et un lectionnaire. Sorte d’aide-mémoire, recueil des lectures essentielles de l’office, le bréviaire devient ainsi rapidement le livre liturgique privilégié des moines, en complément du psautier.
Il est le premier livre liturgique à quitter le cloître pour gagner le monde profane (XIIe siècle). Il est alors de petites dimensions et réunit les textes essentiels à la prière des laïcs. Psaumes, hymnes, lectures, cantiques, offices de l’ensemble de la journée s’y succèdent. Les offices présentent les prières à réciter quotidiennement selon les heures liturgiques (matines, laudes, prime, tierce, sexte, none, vêpres, complies). Ils sont complétés par le Propre des saints et un Petit office de la Vierge. Bréviaire et psautiers constituent les prémices du livre d’Heures, qui connut un immense succès auprès des membres de la société laïque à partir du XIVe siècle et que les commanditaires les plus aisés firent richement illustrer.


Le livre d’Heures

Au XIIIe siècle, alors que l’usage du psautier est à son apogée dans société laïque, le Petit office de la Vierge contenu dans le bréviaire devient autonome, témoin de l’essor du culte marial depuis le XIIe siècle. Dès lors, il constitue rapidement le cœur d’un nouvel ouvrage de dévotion, le livre d’Heures, qui gagne la faveur des laïcs et supplante l’usage du psautier dès le XIVe siècle. Plus exactement, si l’engouement pour le psautier perdure, le livre d’Heures est, parmi les manuscrits de la fin du Moyen Âge, le plus copié et le plus enluminé et, du reste, celui conservé en plus grand nombre aujourd’hui dans les collections publiques.
Son nom provient des heures liturgiques, qui ponctuent la journée des moines et du chrétien, au rythme de trois de nos heures actuelles, de minuit à vingt-et-une heures (matines, laudes, prime, tierce, sexte, none, vêpres, complies). Tandis que les cloches des églises scandent ces heures, les moines se réunissent pour prier. Les laïcs, quant à eux, peuvent quotidiennement faire de même, seuls ou en famille, la lecture de leur livre d’Heures.
Ce livre, cet objet précieux se charge d’annotations en marges, de portraits, d’écus armoriés, d’emblèmes dynastiques et de devises. Offert notamment à l’occasion des mariages, il se transmet ensuite dans la lignée familiale et conserve ainsi le souvenir des événements marquants de chacun de ses propriétaires successifs. Il est donc tout à la fois le support privilégié d’une dévotion qui relève de la sphère intime et un objet de prestige social et de mémoire familiale.

Autour du Petit office de la Vierge, s’organisent divers textes déjà présents dans le bréviaire et dans le psautier. Certains d’entre eux sont réputés essentiels et présents dans la majeure partie des exemplaires connus. Outre l’office de la Vierge, il s’agit du calendrier, des psaumes de David, des litanies et de l’office des morts.
Généralement, le calendrier débute le manuscrit. Il présente les fêtes principales en usage dans le diocèse de son commanditaire et celles des saints locaux. Toutefois, à la fin du Moyen Âge, se généralise en France l’emploi des calendriers à l’usage de Rome ou de Paris. Quoi qu’il en soit, l’organisation du calendrier est stable : quand il est illustré, à chaque double feuillet consacré à un mois, correspond une illustration des travaux du mois ainsi que des signes zodiacaux.
Suivent les Heures de la Vierge, office composé, pour chaque heure liturgique, d’un verset et d’un répons d’introduction, du Gloria, d’une antienne, de psaumes, de capitules et de courts extraits de psaumes. Ces offices sont des louanges chantées de la Vierge et du Christ. Les plus importants sont ceux du matin et du soir. Cette partie du livre d’Heures est généralement la plus abondamment illustrée, par un cycle consacré à l’Enfance du Christ : l’Annonciation (matines), la Visitation (laudes), la Nativité (prime), l’Annonce aux bergers (tierce), l’Adoration des Mages (sexte), la Présentation au Temple (none), la Fuite en Egypte ou le Massacre des Innocents (vêpres), le Couronnement de la Vierge (complies). Le cycle peint peut aussi intégrer d’autres épisodes de la vie de la Vierge (Enfance, Mariage, Crucifixion, Pentecôte, Dormition, etc.).
Le psautier du livre d’Heures contient sept supplications (psaumes 6, 31, 37, 50, 101, 129) et généralement une miniature, celle du roi David en prière, sa harpe posée près de lui. Cette image fait référence à David auteur des psaumes, inspiré par sa foi.
Les litanies sont des prières adressées, par ordre de préséance, à la Trinité, à la Vierge, aux archanges, à saint Jean-Baptiste, aux apôtres, aux saints du calendrier universel et aux saints locaux. Elles peuvent être accompagnées de miniatures représentant les personnages saints invoqués.
L’office des morts se compose de prières pour le salut de l’âme, destinées à être lues en priorité aux veillées funèbres. Mais, elles peuvent aussi être récitées par le propriétaire du livre, hors de tout contexte funéraire, pour son propre salut. Elles participent alors de préoccupations grandissantes à la fin du Moyen Âge pour l’art de bien mourir. Les thèmes iconographiques les plus fréquemment représentés dans les miniatures qui accompagnent l’office des morts sont les inhumations, les cimetières, la Mort, le Dit des trois morts et des trois vifs, Job sur son tas de fumier et la résurrection de Lazare.

Ces textes essentiels sont parfois accompagnés de textes secondaires (extraits des Evangiles, Heures de la Croix et du Saint Esprit, prières à la Vierge, invocations adressées aux saints) et de textes accessoires (extraits de la Passion selon saint Jean, les Quinze joies de la Vierge, diverses prières). Le choix de leur présence revient à l’exigence et aux sensibilités des commanditaires.

Notices

Horae, cum calendario Heures à l'usage d'Amiens
Notice manuscrit
Horae, cum calendario Heures à l'usage de Poitiers
Notice manuscrit
Horae Heures à l'usage d'Evreux
Notice manuscrit
Heures à l'usage de Rome
Notice manuscrit
Ms 1780 Bordeaux - F°19 : Présentation de Marie au Temple
Notice iconographique
Ms 0094 Bordeaux - F°35v : Visitation
Notice iconographique
Ms 0509 Pau - F°25r : La Fuite en Egypte
Notice iconographique
Ms 0509 Pau - F°22v : La Présentation au temple
Notice iconographique
Ms 0077 Bordeaux - F° 6v et 7 : Lettrines ; Décor végétal
Notice iconographique
Ms 0085 Bordeax - F°206v et 207 : Lettrines
Notice iconographique
Ms 0086 Bordeaux - F°4v et 5 : Lettrines
Notice iconographique
Ms 0087 Bordeaux - F°2 : Lettrines
Notice iconographique
Ms 0088 Bordeaux - F°2 : Lettrine ; Décor végétal
Notice iconographique
Ms 0090 Bordeaux - F°25v et 26 : Lettrines
Notice iconographique
Ms 0091 Bordeaux - F°43v et 44 : Annonce aux bergers ; Décor végétal ; Lettrine
Notice iconographique
Ms 0091 Bordeaux - F°59v et 60 : David ; Décor végétal ; Lettrine
Notice iconographique
Ms 0092 Bordeaux - F°24 : Annonciation ; Décor végétal
Notice iconographique
Ms 0093 Bordeaux - F°46v et 47 : Lettrines ; Décor végétal
Notice iconographique
Ms 1631 Bordeaux - F°2 : Christ de la Passion
Notice iconographique
Ms 0007 Bordeaux - F°8 : Lettrine ; David et Goliath ; Décor ; Scène de chasse
Notice iconographique
Ms 0094 Bordeaux - F°44v : Nativité
Notice iconographique
Ms 0094 Bordeaux - F°49v : Annonce aux bergers
Notice iconographique
Ms 0094 Bordeaux - F°52v : Adoration des Mages
Notice iconographique
Ms 0094 Bordeaux - F°55v : Présentation au Temple
Notice iconographique
Ms 0094 Bordeaux - F°58v : Fuite en Egypte
Notice iconographique
Ms 0094 Bordeaux - F°63v : Couronnement de la Vierge
Notice iconographique
Ms 0094 Bordeaux - F°67v : Dieu apparaît à David
Notice iconographique
Ms 0094 Bordeaux - F°83v : Danse macabre
Notice iconographique
Ms 0094 Bordeaux - F°56 : Décor végétal, animal, humain et fantastique ; Lettrine
Notice iconographique
Ms 0094 Bordeaux - F°59 : Décor végétal, animal, humain et fantastique ; Lettrine
Notice iconographique
Ms 0095 Bordeaux - F° 8 : Annonciation ; Lettrine ; Décor végétal
Notice iconographique
Ms 0095 Bordeaux - F° 40 : Dieu apparaît à David ; Lettrine ; Décor architectural
Notice iconographique
Ms 0095 Bordeaux - F° 53 : Job dans le fumier ; Lettrine ; Décor végétal
Notice iconographique
Ms 1780 Bordeaux - F°40v : Mariage de la Vierge
Notice iconographique
Ms 1780 Bordeaux - F°51v : Circoncision de Jésus
Notice iconographique
Ms 1780 Bordeaux - F°55 : Présentation au Temple
Notice iconographique
Ms 1780 Bordeaux - F°77 : Dieu apparaissant à David
Notice iconographique
Ms 1780 Bordeaux - F°111 : Inhumation dans un cloître
Notice iconographique
Ms 1780 Bordeaux : Lettrines à décor végétal
Notice iconographique
Enluminures de la Collection Marcadé
Notice manuscrit
Fonds Marcadé
Marcadé 65a - Annonce aux bergers
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 65b - Nativité
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 65c - Adoration des Mages
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 65d - Massacre des Innocents
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 65e - Fuite en Egypte
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 65f - Couronnement de la Vierge
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 77 - Crucifixion
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 82 - La Mort
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 84 - Inhumation
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 85 - Destinataire laïc devant la Vierge à l’Enfant
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 86 - Jugement dernier avec Résurrection des morts
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 87 - David en prière
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 90 - Inhumation
Notice iconographique
Fonds Marcadé
Marcadé 16 - Adoration des Mages
Notice iconographique
Fonds Marcadé

Albums

ms0509_Pau
ms0094_Bordeaux
ms0095_Bordeaux
ms1780_Bordeaux